La trêve hivernale déploie chaque année son voile protecteur, un souffle fragile mais essentiel posant une barrière contre les expulsions locatives. À l’orée du froid, du 1er novembre au 31 mars, cette période suspend provisoirement la menace d’être chassé de son logement, comme une parenthèse rassurante où doucement se tissent des espoirs de répit. C’est aussi un pacte social fragile, une promesse que le droit au logement et à la dignité ne s’effacent pas malgré les turbulences économiques ou personnelles. Mais comme chaque œuvre d’art qui donne forme à l’invisible, la trêve hivernale s’anime de règles précises, d’exceptions sensibles et d’enjeux profondément humains.
Cette suspension des expulsions va bien au-delà d’une simple inertie juridique : elle est avant tout une bulle protectrice pour les locataires fragilisés, une invitation à la solidarité dans une saison où le froid aiguise vulnérabilités et fragilités. Pourtant, cette trêve n’est pas un blanc-seing ; elle tisse aussi des liens complexes entre locataires, bailleurs et institutions, chacun porté par une quête de solutions pour vivre dignement. Entre protection des occupants et respect des droits des bailleurs, l’équilibre est délicat, nourri d’espoirs, de contraintes, et parfois d’urgences.
L’article en bref
La trêve hivernale 2026 s’impose comme un souffle protecteur dans la période la plus froide, suspendant les expulsions locatives et offrant un répit nécessaire aux locataires vulnérables.
- Une bulle de protection hivernale : Suspension des expulsions du 1er novembre au 31 mars inclus.
- Droit au logement respecté : Obligation de relogement pour certaines expulsions même en trêve.
- Expulsions limitées : Exceptions strictes pour squatteurs, périls et sous-locations illégales.
- Préservation énergétique : Interdiction des coupures d’électricité et de gaz durant la trêve.
La trêve hivernale, plus qu’une règle, incarne un pacte de solidarité où droits et responsabilités s’entrelacent pour préserver un refuge face à l’hiver.
Les dates clés de la trêve hivernale 2026 et l’interdiction stricte des expulsions locatives
Dans le paysage social et juridique, la trêve hivernale déploie une temporalité précise : du 1er novembre au 31 mars suivant, s’instaure ce gel protecteur. Naturellement, cette suspension des expulsions locatives traduit une volonté de veiller au respect du droit au logement durant les périodes les plus redoutées du calendrier, quand le froid peut rendre une expulsion aussi brutale qu’inhumaine. En 2026, comme lors des années précédentes, les bailleurs ne peuvent pas, malgré des procédures engagées, faire appel à la force publique pour expulser un locataire non régularisé avant le 1er avril.
Cependant, le temps suspendu n’est pas un temps d’immobilisme complet : les propriétaires sont libres d’engager, poursuivre ou même finaliser les procédures judiciaires en vue d’une expulsion postérieure à la trêve. C’est une invitation subtile à dialoguer, préparer et anticiper les enjeux de la reprise quitte à transformer la contrainte en espace de création de solutions durables.
Comment fonctionne la trêve hivernale pour protéger les locataires ?
Cette période se traduit par l’interdiction presque absolue d’expulser un locataire, notamment lorsque la famille est menacée d’exclusion. Cette mesure, inscrite dans l’article L412-6 du Code des procédures civiles d’exécution, instaure une bulle de protection où les locataires peuvent reprendre leur souffle sans craindre le froid extérieur. Cette bulle vise à protéger les personnes en difficulté, leur permettant d’éviter une expulsion durant la période hivernale, souvent accompagnée de procédures lourdes et stressantes.
Les expulsions sont suspendues sauf dans les cas où le relogement est assuré selon des conditions respectant les besoins familiaux. Ainsi, c’est une délicate danse entre contrainte et humanité, où la dignité est protégée, même si l’ombre d’un départ à plus tard plane comme un souffle.
Exemples concrets illustrant l’impact de la trêve hivernale
- Une famille avec de jeunes enfants menacée d’expulsion en pleine période de froid bénéficie d’un sursis jusqu’au printemps, le temps de stabiliser la situation.
- Un locataire en retard de paiement depuis plusieurs mois voit la trêve suspendre son expulsion, offrant une fenêtre pour chercher une aide sociale ou un arrangement amiable.
Exceptions à la période d’interdiction des expulsions : qui n’est pas protégé ?
La trêve hivernale, malgré sa bienveillance, ne protège pas tout le monde. Deux dimensions s’y confrontent : la solidarité et la sécurité. Ainsi, certaines catégories d’occupants ne bénéficient pas de cette interdiction :
- Les squatteurs occupant un logement sans droit ni titre, dont l’expulsion est possible même en hiver.
- Les logements sous arrêté de péril où la menace pour la sécurité des occupants fait primer la nécessité d’évacuer rapidement.
- Les étudiants qui n’ont plus le statut leur permettant d’occuper un logement étudiant.
- Les expulsions avec relogement assuré respectant les conditions familiales, même durant la trêve.
Ces exceptions rappellent combien la trêve hivernale conjugue une protection sensible à la responsabilité collective, évitant la mise en danger des personnes ou des biens.
Tableau récapitulatif des protections et exceptions
| Catégorie d’occupant | Protection pendant la trêve hivernale | Cas d’exception |
|---|---|---|
| Locataires classiques | Protection contre l’expulsion | Relogement assuré, autres cas très rares |
| Squatteurs | Non protégés | Expulsion possible toute l’année |
| Occupants en bâtiment en péril | Non protégés | Évacuation obligatoire immédiatement |
| Locataires étudiants sans statut | Non protégés | Expulsion possible même en hiver |
Droits et devoirs des locataires et bailleurs pendant la trêve hivernale
Dans cet équilibre fragile, le locataire bénéficie d’un droit au maintien dans le logement ; cependant, il reste tenu à ses obligations : régler les loyers, charges et respecter son bail. Cette période est une fenêtre d’opportunité pour solliciter des aides sociales ou travailler avec son bailleur sur des solutions d’accompagnement, telles que des plans d’échelonnement ou des médiations.
Du côté des bailleurs, si l’expulsion ne peut être exécutée, il est permis d’entamer, poursuivre ou finaliser les procédures afin d’être prêts à agir dès la fin de la trêve. Le dialogue est souvent l’espace où l’âme de la trêve hivernale prend vie, invitant à la construction collective de solutions.
Trêve Hivernale : Période d’Interdiction des Expulsions Locatives
La trêve hivernale est une période durant laquelle les expulsions locatives sont interdites en France. Elle s’étend généralement du 1er novembre au 31 mars de l’année suivante. Cette mesure permet de protéger les locataires contre une expulsion à la période la plus froide de l’année.
La protection contre les coupures d’énergie, une nouveauté incontournable en 2026
En plus de la suspension des expulsions, depuis 2013, les coupures d’électricité et de gaz sont interdites durant la période hivernale. En 2026, cette mesure reste en vigueur et renforce la protection des locataires, assurant un chauffage minimum indispensable à la vie quotidienne même pour les foyers aux factures impayées. Cette délicate attention garantit que le froid ne devient pas un adversaire implacable pendant la trêve.
Le cas spécifique de la sous-location pendant la trêve hivernale
La sous-location illégale est une zone grise qui n’est pas couverte par la trêve hivernale. En effet, un locataire doit obtenir l’accord écrit du propriétaire pour sous-louer son logement, même durant la trêve. Si la sous-location est clandestine, le sous-locataire ne bénéficie pas de la protection hivernale et peut être expulsé immédiatement. Ce paradoxe souligne la subtilité du droit, où la protection dépend aussi de la légalité de l’occupation.
Quand commence et se termine la trêve hivernale ?
La trêve hivernale débute chaque année le 1er novembre et s’achève le 31 mars de l’année suivante.
Est-il possible d’expulser un locataire pendant la trêve hivernale ?
En principe, non, sauf exceptions comme un relogement assuré ou un arrêté de péril.
Le propriétaire peut-il entamer des démarches pendant la trêve ?
Oui, la procédure peut être engagée, mais l’exécution de l’expulsion est suspendue.
Les coupures d’énergie sont-elles autorisées pendant la trêve ?
Non, les fournisseurs ne peuvent pas interrompre l’électricité ou le gaz pendant la période hivernale.
La sous-location est-elle protégée par la trêve hivernale ?
Seule la sous-location légale bénéficie de la trêve ; la sous-location clandestine peut faire l’objet d’une expulsion immédiate.












